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Un patron en toute franchise

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Source : ww.sudouest.fr

Vous avez vendu Le Régent mais votre bureau est toujours mitoyen.

Oui, je l’avais acheté en même temps que l’établissement car cela me permettait d’être juste à côté. Quand j’ai vendu Le Régent, j’ai gardé le bureau parce que j’y suis bien, qu’il est parfaitement central et que je peux y venir à pied puisque j’habite rue Vital-Carles. Mais mes sept collaborateurs commencent à être un peu à l’étroit, donc je cherche un lieu plus spacieux.

Et de la fenêtre, vous pouvez surveiller le Bistro Régent de Clemenceau.

Je n’en suis quand même pas là. Mais, là où vous avez raison, c’est que je suis de très près les établissements franchisés. Je suis ici au bureau le lundi et le vendredi. Les trois autres jours de la semaine, je suis sur la route pour aller contrôler les établissements franchisés, voir s’ils sont bien tenus et si les gérants respectent leur contrat. Cette semaine, par exemple, j’ai effectué 2 500 kilomètres pour aller voir les restaurants de Toulouse, Montpellier, Perpignan, Lyon qui est en chantier, Nantes et La Rochelle. Je vérifie plus souvent l’établissement de Montpellier que celui d’Eysines dont je suis le gérant direct avec les trois établissements bordelais. Ma voiture, c’est mon autre bureau mais je vais passer la main à un de mes collaborateurs qui le fera aussi bien que moi. Il a fait l’armée, il est carré.

Et quand vous êtes à Bordeaux, à quoi sert votre bureau ?

J’y arrive après avoir amené ma fille à l’école et je regarde mes mails. Ensuite, je regarde la fréquentation de la semaine des établissements. Les miens et les franchisés. Et puis, c’est un bureau où je reçois mes fournisseurs ou des personnes qui ont fait acte de candidature à une embauche ou à une franchise. Je reçois environ 700 demandes par an mais, après examen des dossiers, on tombe à 20 ou 30 demandes sérieuses qui ont des chances d’aboutir.

La décoration est simple.

Simplicité c’est le mot que je préfère dans la langue française. Pour moi, tout doit être simple, surtout quand vous venez au restaurant avec a priori l’envie de vous faire plaisir. La restauration, je connais. J’ai débuté comme cuisinier et j’ai fait tous les métiers avant de devenir patron.

L’urne pour le concours Gagnez une Porsche .

J’ai financé la Porsche grâce aux diminutions de charge décidées par le gouvernement. Il y a eu des dizaines de milliers de réponses et on la remet ce matin au Bistro Régent de Blanquefort. Dans ce métier, il faut savoir créer la surprise et innover.

Les photos de Bordeaux au mur.

Parce que je suis Bordelais et fier qu’une entreprise qui marche comme la mienne soit bordelaise.

Bouteille d’eau sur votre bureau et champagne sur un autre.

L’eau, j’en bois quatre à six bouteilles par jour, je suis au régime. Le champagne, c’est Laurent Perrier avec qui je traite pour les restaurants qui m’a offert cette magnifique bouteille.

En face de vous, la carte de France avec tous les Régents Café de l’Hexagone.

Elle n’est déjà plus à jour et elle sera bientôt trop petite car d’ici fin 2015, je suis à objectif 100 franchisés et fin 2018 à 300. À ce stade, je pourrai prendre un peu de recul et me lancer dans la politique, mon autre passion. Je veux montrer que ce qui marche dans une entreprise peut aussi marcher pour le pays.

Recueilli par B. L.

SéRIE Tous les quinze jours, « Sud Ouest » vous emmène visiter le bureau d’une personnalité de Bordeaux ou de l’agglomération. Elle nous y raconte sa vie quotidienne, les objets qui l’entourent, leur importance et leur histoire. Aujourd’hui, Marc Vanhove, qui, après avoir vendu Le Régent s’est lancé dans la fructueuse aventure des Bistro Régent qu’il suit depuis son bureau du cours Georges-Clemenceau.